Le Musée Sacem fête ses 2 ans

Lancé en juin 2018, le Musée Sacem en ligne fête son deuxième anniversaire avec une programmation éclectique d’expositions d’été entre un hommage à l’histoire du très singulier accordéon et la célébration des 40 ans de la disparition de celui qui laisse une oeuvre pléthorique dans notre patrimoine musical : Joe Dassin.

En deux ans, le musée Sacem en ligne c’est plus de 800 000 pages vues, 9 000 archives consultables gratuitement (+ 200% depuis son lancement) qui révèlent le travail de créateurs et d’éditeurs connus comme moins connus, de tous répertoires et de tous horizons.

Soigneusement sélectionnés parmi les trente kilomètres de rayonnages remplis de demandes d’adhésion, examens d’entrée, correspondances, coupures de presse, contrats ou bulletins de déclaration, ces pièces inédites permettent d’éclairer les pratiques et les métiers des créateurs et de leurs éditeurs au fil du temps, et de voir la création en action.

Parmi elles, les examens d’entrée d’Agnès Varda, de Louis Bertignac, d’Edith Piaf, d’Eddy Mitchell, la partition du tube planétaire « I will survive », un télégramme de Giuseppe Verdi ou les photos d’identités de Jean-Paul Sartre, Jacques Offenbach, Antoine de St-Exupéry…

En deux ans, 31 expositions thématiques ont vu le jour - autour des Femmes dans la création musicale, du Disco français, du Punk, des chansons coquines ou de La Grande guerre en chanson – tout comme des podcasts qui racontent les coulisses de la création et l’intimité des créateurs - paroles et confidences d’Higelin, Maurane ou Gainsbourg, des entretiens exclusifs de compositeurs de musique de films ou des pionniers de l’électro trop peu souvent mis en lumière - et des séries de chroniques et portraits documentaires réalisés par des plumes expertes autour des BO de films ou de l’histoire de Tubes.

Accordéon : la boîte à frissons

Depuis le 15 juin, une nouvelle exposition met en lumière un instrument trop méconnu et injustement ringardisé : l’Accordéon.

Instrument fascinant, le piano à bretelles traverse les âges et les esthétiques avec une aisance rare.
Ecrite par le journaliste Philippe Krümm, l’exposition retrace 190 ans d’histoire musicale : adulé jusque dans les années 1960 puis tourné
en dérision par le rock, il fait l’objet d’un renouveau dans les années 80 avant de s’imposer dans tous les genres jusqu’à aujourd’hui.

À découvrir : les photographies d’archives d’Émile Vacher qui, dans les années 20, inventa le genre musette, la partition inédite de Richard Galliano, compositeur et instrumentiste aux influences éclectiques, mais aussi une interview restaurée de l’immense Yvette Horner.
Du Tango argentin à la Comédie française, des musiques traditionnelles tziganes aux chansons de Barbara, Maxime le Forestier, et même ans le rap et le rock dont les archives vidéo ne manquent pas, l’exposition propose de redécouvrir un instrument qui a bien plus d’une touche à son soufflet !

A venir

En juillet, le musée rend hommage à Joe Dassin à l’occasion du 40e anniversaire de sa disparition et dévoilent toutes les facettes de ce grand monsieur de la chanson qui laisse derrière lui une oeuvre pléthorique et d’une formidable modernité qui séduit encore les français en 2020. L’occasion de parcourir ses tubes les plus flamboyants et de découvrir des pépites musicales dont les subtilités harmoniques demeurent
injustement méconnues du grand public.
À l’automne, le musée donne rendez-vous à ses visiteurs avec les Chansons grivoises (Septembre) et une exposition qui met en lumière le métier peu connu d’auteur / dialoguiste de doublage.

Cet été, le patrimoine musical français se partage dans l’espace public
Pendant tout l’été, la Sacem s’associe pour la deuxième année à Clear Channel et Beaux-Arts et propose une série de 6 modules diffusés
dans l’espace public.

Sur un réseau de 2.300 écrans sur tout le territoire, seront exposées des pièces d’archives inédites en lien avec des chansons bien connues
du grand public évoquant l’été. L’amour à la plage, Le coup de soleil, Sous le soleil exactement, La Madrague… l’été sera chaud et musical dans toutes les rues.

« Depuis deux ans, le développement du Musée Sacem se poursuit sous le signe de la diversité : de l’accordéon à la techno, du metal au disco, il y en a pour les amoureux de toutes les musiques ! Nous sommes très fiers de partager et faire découvrir chaque jour à un public de plus en large les pépites de la Sacem, maison des auteurs compositeurs et éditeurs depuis 1851. »
Claire Giraudin, Directrice de la Valorisation des Archives

Publié le 16 juin 2020